5 S S De l’ Administration
de faveur & de crédit que les fautes deleurs collègues rendent plus vraifemblable,ne font pas les tuteurs communs des prin-cipes applicables à chacune des adminiftra-tions dont ils font féparément chargés. Celledes finances fur-tout, naturellement com-pliquée , échappe encore davantage à leurattention : d’ailleurs , l’adminiftrateur decette partie , peut aifétnent foumettre toutesles opinions à la fienne , ne fut-ce qu’enfe fervant à-propos, ou de l’argument flexi-ble du crédit public, ou de cette idée àlaquelle on peut tout ramener , l’intérêtde l’autorité.
Mais, obfervera -1 - on peut - être, unepartie de ces circonftances eft égalementapplicable à un grand nombre d’États mo-narchiques, & cependant, toutes les difpo-fitions d’adminiftration y parodient plusltables qu’en France ; c’eft que dans laplupart de ces Etats, on y eit guidé &comme reftreint par les loix de la néceflité;au lieu qu’en France , où les profpérités du