des Finances de la France. 381
font défignés pouf une intendance, ils ne fefont occupés que de rapporter au Conl’eil desare quêtes en caffation : ce genre de travail ha-bitue fans doute l’efprit à une forte de logique;mais comme c’eft toujours entre deux pointsdonnés qu’on eft forcé de juger, cet exercice11’eft point l’apprentiffage de l’adminiflration,dont le génie eft abfolument différent, & dontl’éducation exigeroit plutôt qu’on s’effayât debonne heure, & à découvrir ce qu’on ne vousmontre pas, & à parcourir plufieurs objets àla fois, & à faifir avec facilité différents rap-ports, & à claffer avec ordre une grande di-verfité de connoiffances. Je voudrois encoreconfeiller aux jeunes magiftrats qui fe defti-nent à l’adminiftration des provinces, de fetenir foigneufement en garde contre cette rai-deur que donnent toutes les morgues d’état :il faut, pour rendre tous fes mouvements plusmoelleux, perdre un peu fa vanité de vue ;c’eft l’autorité qui énorgueillit, ce font lesdevoirs qui rendent modefte; il fciut donc lesétudier ces devoirs, il faut les comprendre, il