des Finances de la France. 575'
fance encore ; & le jour fe paiïe à jouer lerôle d’un particulier en crédit, au lieu deremplir les devoirs de miniftre. Combiende tems n’ai-je pas épargné, feulement enannonçant que le Roi avoit déterminé den’accorder aucune penfion avant la fin del’année, de ne donner aucune part de faveurdans les places & les traités de finance , dene céder aucun de fes domaines , de ne faireaucun échange , de ne promettre aucunefurvivance , de laiifer aux fermiers & auxrégiffeurs de fes revenus, le choix de leursemployés ? Combien de tems n’ai-je pas épar-gné , en tenant avec confiance à ces régies,& à plufieurs autres d’un genre lemblable?
Ce qui doit vraiment affliger, c’eft quetelle eft l’immenfité des affaires , tel efl lemouvement rapide qui en preffe le cours,qu’on ne peut jamais fauver affez d’inftantspour s’inftruire & pour réfléchir ; & cepen-dant , les jours entiers ne fer oient pas troplongs pour étudier tous les abus & pourpréparer les plans de réforme. Que s’il étoii.
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