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des Finances de la France. 367
efpace ; on ouvre fon porte-feuille, on étalefes papiers avec plus de noblelfe & de len-teur ; on deftine quelques moments aux com-pliments ou aux difcours de fociété, qui don-nent l’air des ufages ou d’un rapprochemententre les perfonnes; enfin, le rapport des af-faires commence, & le miniftre gêné par plusd’égards, a beaucoup de peine à le garantir ,& des explications • fuperflues, & des diver-fions par lefquelles on échappe à ce qu’on nefait pas, & de l’adrefle qu’on employé , pourdévelopper , non l’efprit nécelfaire à la chofeque l’on traite , mais celui dont par occa-fion, on eft bien aife de faire preuve.
La trop grande multiplicité des chefs dedépartement, rend auffi plus pénible l’édu-cation , qui doit former tous les féconds d’unminiftre à fa maniéré de travailler, de juger& de fentir ; & cette même difpolîtion fépare& défunit fouvent les affaires qui ont un rap-port enfemble. Il ne faut pas, fans doute ,donner h l’homme le plus digne de confiance,un département au-deffus de fes forces ; mais
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