des Finances de la France. 36f
gne le travail au travail, la penfée à la penfée,& que le repos nécelîaire au renouvellementde fes forces, fixe la durée de les diffractions:mais pour être économe du tems, il ne iuffîtpas cependant, de fe dévouer en entier auxdevoirs de fa place ; car il l’on s’y appliquefans méthode & finis art dans le choix de fesoccupations, l’on ne tiendra plus cette chaînegénérale que l’adminiitrateur des finances doitfentir continuellement dans fes mains, s’il neveut pas fe métamorphofer lui-même dans imagent aveugle, & qui ne peut appliquer faforce qu’aux objets dont il s’approche.
Le premier des confeils qu’on doit don-ner h tous les adminiftrateurs des finances,dont les occupations feront toujours nécelfai-rement au-deflus de leurs moyens, c’eft de netaire jamais ce que d’autres peuvent exécuter ,ou auffi-bien qu’eux, ou feulement d’une ma-niéré fuffifante : les idées de perfection devien-nent une penfée tyrannique, lorfqu’çlles dé-génèrent dans une inquiétude minutieufe; Sccet elprit ne peut jamais dominer le chef d’une