des Finances de la France. 541
blique ne tarda pas à s’éclairer, & l’on eiïayavainement, tantôt de la ramener par de nou-velles chimères, & tantôt de la maîtrifer pardes loix impératives & rigoureufes; le défor-dre s’accrut de plus en plus, &en 1720, lesbillets de banque, depuis long-tems tombésdans le difcrédit, furent enfin folcmnellcmentdécriés; & l’auteur de tant de maux , devenul’objet de la haine publique, fut obligé des’enfuir avec précipitation.
Long-tems après, & lorfque le fouvenir deees commotions s’eft afïoibli, on a voulu quel-quefois relever la réputation de 1 AI. Law , enle préfentant comme un homme qui avoit euune grande idée & formé un vafte dellein :c’eft qu’on cft tenté d’admirer, ce qu’on necomprend point; c’eft qu’on aime à rapporteraux plus hautes conceptions les difpofitionspolitiques dont on a peine à fuivre la chaîne ;c’eft que mécontents pour la plupart de leurfortune, les hommes ont un goût fecret pourles révolutions, & qu’ils en parlent avec in-dulgence, toutes les fois qu’à une certaine dif-
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