340 De l’Administration
trop loin ; il dévoua la banque prefque dès fanailfance, au fervice du Gouvernement, & laconfondit tellement dans les affaires publiques,qu’elle n’en parut que l’agent inconfidéré,.&qu’elle dût participer néceffairement, à ladéfiance qu’infpiroit l’état de défordre où fetrouvoient les finances. On effaya cependant,d’engager le public à diftinguer le crédit queméritoit la banque , de celui qui appartenoitau Gouvernement : ce fut fous ce point devue, qu’on réunit fuccellivement à la banquegénérale, divers privilèges exclufifs de com-merce & de finance, afin que le public, fe for-mant une idée chimérique des bénéfices quipourroient en réfulter, envifagea ces profits'comme une fùreté des engagements que pren-drait la banque, & auffi, afin que cette mul-titude d’entreprifes cumulées entre les mainsdu même établiffement, donna, pendant quel-que tems au moins , un prétexte apparent àl’accroiffement fucceffif des billets de banque :mais comment des illufions euffent - elles pufonder une confiance durable ? l’opinion pu-