i 9 S De l’Admi nisteatioîî
comme il n’eft pas moins vrai que les ren-tes viagères ont des inconvénients, foit qu’onen juge par les calculs de probabilité fur lavie commune des hommes, foit qu’on con-fidére cette forte d’emprunts fous un pointde vue moral; je ne ceffois de penfer qu’ilfalloit profiter allez fagement de la paix,pour réduire tellement le prix de l’intérêt,qu’à l’époque malheureufe d’une nouvelle.guerre, on pût fe procurer de grands fe-tours, par la feule voie des rentes perpétuel-les ou rembourfables. C’eft en effet le butqu’il faut fe propofer; mais fi l’on fixoituniquement fa vue fur le palfé , il feroitjufte de confidérer que c’eft au moins unbonheur, d’avoir pu fuffire aux frais imrnen-fes de la derniere guerre, dans une époque,où au fein même de la paix, les capitaliftespouvoient employer leurs capitaux, à un in-térêt de fix & deux tiers pour cent en renteperpétuelle. •
Je dois obferver encore, que les rentesyiageres font devenues plus onéreufes au