z*jo De l’Administration
où ce dernier Royaume avoit le plus decrédit; circonftance qui a dû paroître d’au-tant plus extraordinaire, que le numérairede l’Angleterre, en y comprenant les bil-lets de banque qui font office d’argent, éga-loit à peine, il y a dix ans, la moitié dunuméraire aéiuel de la France.
Ce n’eft pas feulement dans l’étendue dela confiance publique, qu’il faut chercherla caufe de cette étonnante faculté d’emprun-ter, dont l’Angleterre a donné des exemplesplus frappants que jamais dans la derniereguerre : je fuis perfuadé qu’avec le mêmecrédit, elle n’y feroit jamais parvenue fansl’activité qui régné dans fa circulation; ou,pour m’expliquer plus diftinflement , fans lapromptitude avec laquelle les fonds attirésau tréfor public par des emprunts, & répartisenfuite pour les dépenfes publiques, retour-nent entre les mains de capitaliftes, qui lesprêtent de nouveau l’année fuivante : & larapidité de cette circulation tient à des cau-fes particulières. Premièrement, fans doute,