des Financfs de la France. 247
c’eft qu’en toute efpece de conduite, pourconcilier fans celfe le but & les moyens, ilfaut unir une certaine force de méditation sà un regard aétif & toujours vigilant.
L’on abonde en fecours, quand on veuts’occuper delà modification des impôts, desencouragements néceffaires au commerce ,ou aux manufactures, & de toutes les au-tres difpofitions générales d’adminifixation.Il exifte une tradition de connoilfances, àcet égard, dont il eft aifé de profiter ; d’ail-leurs , toutes ces grandes parties ne font pastellement liées enfemble, qu’on ne puilfe lestraiter féparément, & les exécuter en dif-férents tems ; mais le crédit public, ce quil’entretient, ce qui l’étend, ce qui le faitnaître, eft d’une toute autre nature : la con-fiance eft une impreflion qui fe forme commel’eftime, par une fuite d’actions convenables ;mais avec cette différence, que les méprifesde l’efprit, y nuifent comme les fautes ducœur. Il faut donc réunir à des principestoujours honnêtes, une multitude de foins
Q. 4