146 De l’Administration
j’ai éprouvées, peuvent fe reproduire : enfin,au milieu même des circonftances les plusheureufes, il eft important de tirer du bienle plus grand parti ; il eft important d’enétendre l’influence, & de féconder le coursdes profpérités. Je fuis donc bien éloigné,de conüdérer comme indifférentes, les ré-flexions générales que je vais préfenter furcette matière.
Le ménagement du crédit, paroît au pre-mier coup-d’œil, une adminillration très-fimple; parce que tous les moyens qui con-courent à entretenir la confiance, examinésféparément, ne font ni obfcurs ni difficilesà failir ; mais ce qu’on conçoit facilement, nes’apperçoit pas de même ; & fouvent l’hommele plus capable de reconnoître l’analogie quiexifte entre deux idées, ne les eût jamaisrapprochées.
Pourquoi donc, le miniftre des finances,qui fent la néceflité du crédit, & qui veutexciter la confiance, s’écarte-t-il fl fouventde la route qui doit conduire à fes fins ?