des Finances de la France.' 197*
le voir , n’a aucune proportion avec celuiqu’exigeroit le foin de ces mêmes malades ,s’ils étoient placés chacun dans leurs réduits,& à une grande difiance les uns des autres.On pourrait obferver encore, que faute d’unnombre fuffifant, ou de fœurs de la cha-rité , ou d’autres perfonnes animées égale-ment par l’efprit de la religion, il faudraitnéceflaircment employer des gardes mercenai-res , fans furveillants, fans motifs intérieursqui les attachât conftamment à leurs devoirs;enfin, dans une maifon publique, le méde-cin , le chirurgien, font foutenus dans leurstravaux par l’amour de la réputation, & cetaiguillon 11e fubfilteroit point, fi. l’on exi-geoit d’eux des foins obfcurs, & dont les ef-fets feroient inconnus.
Je conviens cependant, que par fine né-gligence extrême , on pourrait rendre unlieu d’hofpice tellement funefte, que les fe-cours les plus épars & les plus infuffifants mé-riteraient la préférence ; mais il n’eft pointd’établifiement qui pût foutenir aucune efpece
N %