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ion avoit vu tout ce qu’elles apperçoivent,rien de ce qui elt ne fublifteroit ; mais ellesieroient bien plus frappées des motifs qui ontfixé les opinions communes, s’il leur étoitpofiible de les découvrir aujourd’hui pour l'apremière fois.
11 eft, fur cette matière , des queftionsmoins générales, mais plus fufceptibles dedoute. Ne vaudroit-il pas mieux, par exem-ple , donner aux malades des fecours chezeux, que de les traiter dans une maifon pu-blique ? cet ufage eft parfaitement applicable àtous les lieux d’une petite étendue • mais dansles grandes villes, on ne pourroit remplir ainiiles devoirs de la charité, à moins d’une dé-penfe infiniment plus confidérable. L’on voitque dans une maifon bien réglée , telle quel'hofpicede charité deSt.Sulpice, le foin com-plet de 128 malades, n’exige qu’un médecin,un chirurgien , un aide externe, quatorzefœurs de la charité, y compris celles qui di-rigent l’apothicairerie, deux infirmiers & troisinfirmières : ce nombre, comme il eft aifé de