des Finances de la France. 17/
que province ; qui voyant tout de près ,connoîtroient ce qu’il faut dans un endroit,& ce dont on peut fe palier dans un autre ;& qui préviendraient ainlî, par une atten-tion foutenue , le découragement qu’infpi-rent fouvent au Gouvernement, & les abus,& les contrariétés, & l’incertitude du fuccès.Que fi j’avois donc à former un vœu fur unfujet fi intéreiïant, que fi favois à concevoirUne idée propre à rapprocher de cette per-fection politique , à laquelle il elt 11 difficiled’atteindre ; je me repréfenterois des admi-niltrations provinciales , qui après s’êtreconfolidées, & après avoir donné tous leursfoins à diminuer le poids des impôts, foitpar une lage répartition, foit par des mo-difications raifonnables, lubdiviferoient leurattention dans toutes les paroiffes, en con-noitroient exactement les relfources & lesbefoins, & fauroient diltribuer, dans uneproportion intelligente , les fecours, les tra-vaux & les encouragements. Je verrais cesadminiltrations , s’inltruire à l’avance par