■des Finances de ea France. 169
vers tous les gens perdus dans la foule ; &fans la douceur & l’humanité qui caradéri-fent le génie François & l’efprit du fiecle ,ces obfervations feroient un fujet continuelde trifteffe, pour tous ceux qui favent com-patir au joug dont ils font affranchis. Quel-quefois même, au milieu de ces réflexions,on eft fâché de voir la nation Britannique,îaiffer infulter avec juftice, aux avantagesde fa conftitution, en ne remédiant pointaux défordres commis fi fréquemment fin-ies grands chemins; excès inconnus dans lespays où la police a plus de force & d’aéli-vité.
Cependant , & les inconvénients de lamendicité, & les abus inféparables des moyensde police qu’on oppofe à ce genre de défor-dre, & les fâcheux effets d’une toléranceexceffive, tout porte, fans doute, à fairefentir, que le plus grand des biens feroit deprévenir les fources de cette mendicité , enveillant attentivement fur les premiers dé-veloppements de la rnifere. On auroit tort