î f G De l’Admîuïstratioîî
tintions d’État qu’elles introduifent, nuifent
lourdement à la confidération des négociants,
& leur infpirent infenfiblement une ambition
différente. 11 y a, dans cet inftant en France,
une grande affaire , dont l’origine vient dè
quelques places diftinétes aflignées, dans, la
falle de fpeéïacle de Bordeaux, aux éche-
vins de l’ordre de la nobleffe , & à ceux du/
tiers-Etat. Qu’un véritable adminiftrateur pu-blic confîdére , fi c’eft dans une ville dont lecommerce enrichit la France, que de pareilsufages doivent fubfifter : de telles diftinclions,lorfqu’elles font hors de leur place , fontpeut-être un plus grand mal politique,que beaucoup de loix d’ignorance.
Ces réflexions, ne s’écartent point du fu-jet que j’ai voulu traiter dans ce chapitre ;leur efprit s’y lie parfaitement ; & i’on peuten tirer une nouvelle preuve, de l’efpece d’o-bligation où eit le Gouvernement, de laifferouvertes les voies qui conduii'ent à l’acqui-fition de la nobleffe, fi en les fermant, ilne redouble pas de foins & de précautions,