des Finances de la France, iff
& comme les fentiments d’amour-propre &de vanité qui meuvent tous les hommes, font,en France, un reflort encore plus puiflant,l’on ne doit pas le diriger aveuglément,& dégoûter des profeffions importantes ,pour ajouter un petit triomphe de plus,à celles qui font déjà favorifées de tant demaniérés. C’eil fur-tout, dans les villes degrandes manufactures, ou de trafic maritime,qu’il faut prendre foin du relief & de la fa-tisfaftion du commerce. Ainü , pour citerun feul exemple , bien loin qu’on doiveregarder comme importuns , les privilègesde la ville de Lyon , qui l’autorifent à fegarder elle-même , il faut, fi l’on y réfléchiten homme d’État, maintenir politiquementune conftitution , qui difpenfe de mêler lesmilitaires & leurs prétentions, au milieud’une cité floriffante par l’application uni-verfelle de fes habitants, aux occupationsdu commerce. Il fer oit à défirer même ,que dans les villes de ce genre, il n’y eutaucune grande Cour fouveraine ; les dif-