des Finances de la France. 149
dants peuvent fe contenter d’un moindreintérêt de leurs capitaux ; c’eft alors, qu’ilspeuvent faciliter le commerce d’exportationpar des avances ; c’eit alors, qu’ils peuventhafarder davantage, & ouvrir par des en-treprifes nouvelles, des routes encore in-connues. Je crois donc, que toutes lesdifpofitions publiques qui augmentent oufavorifent , les vanités étrangères à l’étatdans lequel les divers citoyens le trouventplacés, font contraires à une faine politique.Je n’héfite point à dire, que ces difpoiitionsarrêtent, en France , le développement en-tier des forces & du génie du commerce ;& que c’eft là une des caufes principales dela fupériorité, que confervent, dans plufieursbranches d’affaires, les nations où les diftinc-tions d’état font moins fenfibles, & où tou-tes les prétentions qui en réfultent, ne fontpas un objet continuel d’occupation.
Ces diverfes réflexions femblent indiquer,qu’une des meilleures deftinations du créditen teins de paix , feroit d’emprunter les ca-
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