des Finances de la France. nsr
foibleffe menfongere , dont on n’a vu quetrop d’exemples; c’eft de promettre aux fol-ïiciteurs puiffants , qu’on appuvera leurs de-mandes auprès du Roi, d’être réfolu cepen-dant, à ne point le faire, & de chercher uni-quement par cette diflimulation, à rejetter lerefus fur la feule volonté du Monarque, Lejniniftre veut, de cette manière , fe mettre a,l’abri des reproches, qu’il n’a pas le couragedefupporter; mais rarement encore, avec cettepolitique , atteint-il au but qu’il s’eft propofé.C’eft plutôt en infpirant une parfaite eftime ,qu’on peut obtenir des autres, un fentimentqui dédommage de l’irritation qu’on excite ,dans toutes les occafions, où l’on eft forcé decontrarier les intérêts particuliers. Et commeceux qui elfuyent des refus, font plus aifé-jnent écoutés, lorfqu’ils peuvent diriger leursplaintes, contre le cara&ere du miniftre engénéral, ils ne manquent jamais de faifir dansles formes ou dans les circonftances, tout cequi peut intérelfer les indifférents,' & rienn’.eft plus propre à foulever tous les gen§