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le chef des finances, dans aucun plan vafteni général ; il leur eft aifé d’appercevoir,que plus le miniftre confidérera fon admi-niftration partiellement, & plus ils acquer-ront de puifiance ; puifque ce font les befoinspreffés ou imprévus, qui rendent leurs fe-cours néceflaires. 11 arrive encore , qu’aumoment où la mal-adrelïe & l’imprévoyancede l’adminiftration , la forcent de recourir àde pareils moyens ; elle exagère elle-mêmeles fervices des financiers, afin de perfuaderque c’eft à de grands avantages, qu’elle afait le facrifice des principes, auxquels la na-tion paroit attachée : auffi , comme on voitles plantes inutiles ou dangereufes ne croîtrejamais avec tant de vigueur , que dans lesclimats mal-fains, ou pendant le cours desfaifons intempérées ; c’eft au milieu de laguerre, ou parmi les défordres de l’État,que l’empire des hommes de finance s’étend& fe fortifie.
Enfin, comme ami de la douceur dansfexercice de l’autorité, moyen toujours fuf-