des Finances de la France.' Yf
Et comme la fomme employée par cesdiVerfes nations , à l’augmentation & àl’entretien de leur luxe, en ouvrages ri-ches, doit naturellement être plus grande,que celle qui a été employée, en France, aumême ufage ; il eft probable que fur la foni-me de 800 millions, dévolue à tous les Etatsde l’Europe, la France exceptée, il n’y a euque 600 millions deftinés à l’augmentationdu numéraire.
Ainfi, l’accroiiïement du numéraire de laFrance, pendant quinze ans, ferait égal àl’accroilfement du numéraire des autres paysde l’Europe, durant le même intervalle.
L’on ne doit point conclure de ce rappro-chement , que la maife générale du numé-raire de la France , foit dans une pareilleproportion, avec la mafTe générale du nu-méraire du refte de l’Europe : car pour tirerune pareille indudion, il faudrait, qu’anté-rieurement à l’efpace de tems qu’on vient deparcourir, la répartition de l’or & de l’ar-gent en Europe , eut été conftamment la