numéraire de 600 millions ; mais il fautjoindre , à l’acquifition de ce capital, toutesles iommes d’or & d’argent qui ont été em-ployées dans le Royaume, foit à l’augmen-tation du luxe national , en ouvrages richesde toute elpece ; foit uniquement, au rem-'placement de la partie de ees magnificencesqui fe diffipe par le tems. Il eft bien dif-ficile de fe former une idée jufte à cetégard : cependant, d’après différentes no-tions , je ne crois pas courir le rifque d’unegrande erreur , en évaluant cette confom-mation des métaux précieux, à dix millionspar an , en tems de paix ; ce qui feroit, pourquinze années, 1 f o millions. Ainfi , depuis1763 jufques à la fin de 1777, le Royaumeparoîtroit avoir acquis 7fo millions d’or &d’argent, dont les quatre cinquièmes auroientfervi à Paccroiffement réel de fon numéraire.
Or , puifque la fournie de ces métauxaccumulés en Europe , durant le même ef-pace de tems, s’eft élevée à 13 f o millions;il s’enfuit, que la part des autres États 3 adû être de 800 millions. •