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bout d’un tems donné ; car ces fabricantsachèteront d’autant moins d’or & d’argentvenus de l’étranger ; & puifque , chaque an-née , il doit s’en introduire en France , unefournie équivalente à la balance du com-merce , la partie de cette fournie, qui n’aurapas été confommée par les orfèvres & les bi-joutiers , fe retrouvera en accroilfement dela quantité d’or & d’argent, qu’on porte auxhôtels des monnoies.
Il n’eft pas inutile de préfenter les mêmesidées, fous différentes formes, lorfqu’oiî:difcute une queftion, à la fois abftraite & im-portante. Ainfi, je me réfumerai de cette ma-niéré, fur le fujet que je traite en ce moment.
Suppofons qu’il entre chaque année, enFrance , cinquante millions d’or & d’argent,
& que cette femme , foit le payement né- .celfaire de la folde des échanges, entre leRoyaume & les autres nations.
Suppofons encore , que fur ces cinquantemillions, les orfèvres, les bijoutiers, lesiabricants de galons, &c. en achètent ha-