argent, plus promptement qu’à l’ordinaire.Cette accélération , qui n’a lieu qu’une fois,eft d’une bien petite importance : qu’eft-ceen effet, que dix ou quinze millions de nu-méraire , ajoutés un peu plutôt à une maffede deux milliards, répandus dans iiiniver-falité du Royaume ? C’eft donc une grandeerreur, que de prendre une pareille accélé-ration pour un gain véritable, & de fairedes facrifices permanents à un effet inftan-tané. En général , on ne fauroit trop fetenir en garde , dans l’adminiftration desfinances, contre cette confufion fi facile,des vraifemblances avec les vérités : il nefaut, pour faifîr les vraifemblances, qu’uneattention fuperficielle ; elles viennent, pourainli dire, au-devant de la penfée : les vé-rités , au contraire , femblent fe tenir euarriéré, & l’étude & la réflexion, peuventfeules- les découvrir.
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