Le i/Administrât! on
ges, ont toujours devant les yeux un pointde comparaifon ; c’elf le prix auquel on peutfe procurer des fonds dans toutes les villescommerçantes, en y envoyant de l’or & del’argent effectif, & en convertiHant ces mé-taux dans la monnoie courante, aux condi-tions fixées par chaque Gouvernement.
Suppofons maintenant, qu’au milieu deCette lutte générale, entre tous les débiteurs& tous les créanciers de la France , & au mi-lieu de ce tourbillon de négociations, oùtous les commerçants de l’Europe prennentpart, le Souverain , tout-à-coup , haulfe leprix de l’or & de l’argent dans fon Royaume,en changeant le tarif, d’après lequel cesmétaux font reçus aux hôtels des monnoies ;alors une partie , ou des débiteurs de laFrance, ou des fpéculateurs qui font inter-médiaires entr’eux, & les créanciers de ceRoyaume , fe hâteront de profiter de la va-riation furvenue fur le prix des matières ;& la folde due à la France par les étrangers,fe trouvera cette fois-ci, réalifée en or & en