J’ai repréfeuté, qu’un bénéfice modéréde la part du Souverain, fur la fabricationdes monnoies, ne pouvoit pas arrêter l’in-traduction annuelle de l’or & de l’argent ;parce que cette introduction étoit fondée, furla néceffité où fetrouvoient res étrangers,de s’acquitter de cette maniéré , de tout cequ’ils dévoient à la France : cependant, on aremarqué , qu’aux époques ou l’on a haulféle prix de l’or & de l’argent, aux hôtels desmonnoies , foit en faveur du public en gé-néral , foit au profit particulier de quelquesperfonnes privilégiées, la fabrication^ desmonnoies a augmenté momentanément ; &comme on- a fouvent argué de cette circonf-tance, pour foutenir que l’abandon du bé-néfice du Roi fur les monnoies, étoit un.;noyen efficace pour attirer en tout teins,une plus grande fourme d’or & d’argent dansle Royaume, il eft important de jeter dujour fur l’erreur de cette induction.
L’on n’envoie de l’or & de l’argent enFrance, ou dans tout autre pays, qu’après