<Sc ue L argent, ni en prévenir îa fortie : ce bé-néfice eft une petite circonftance, qui ne peutrien contre la force prédominante de la ba-lance du commerce.
On va maintenant effaycr d’indiquer lesrapports, fous lefquels le bénéfice que fait leRoi fur les monnoies, doit être confidéré.
Les befoins des fabriques de bijouterie ,d’orfèvrerie, & d’autres de même genre, étanttrès-limités, la plus grande partie de l’or &de l’argent qui entre en France, & qui s’yarrête, eft portée néceflairement aux hôtelsdes monnoies : le Souverain peut donc êtreconfidéré, comme le principal acheteur de l’or& de l’argent qui s’accumulent dans le Royau-me. Suppofons maintenant, que le Princeacheté fur le pied de cent, un poids quel-conque de ces métaux, qu’il fait fur le champvaloir cent deux, au moyen de l’empreintequ’on y appofe en fon nom ; c’eft d’abord ab-folument la même chofe, que s’il rendoit poidspour poids, en retenant deux pour cent pourdroit de fabrication. Ainfi, la plus jufte idée
qu’on