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3 (1784)
Entstehung
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<Sc ue L argent, ni en prévenir îa fortie : ce bé-néfice eft une petite circonftance, qui ne peutrien contre la force prédominante de la ba-lance du commerce.

On va maintenant effaycr dindiquer lesrapports, fous lefquels le bénéfice que fait leRoi fur les monnoies, doit être confidéré.

Les befoins des fabriques de bijouterie ,dorfèvrerie, & dautres de même genre, étanttrès-limités, la plus grande partie de lor &de largent qui entre en France, & qui syarrête, eft portée néceflairement aux hôtelsdes monnoies : le Souverain peut donc êtreconfidéré, comme le principal acheteur de lor& de largent qui saccumulent dans le Royau-me. Suppofons maintenant, que le Princeacheté fur le pied de cent, un poids quel-conque de ces métaux, quil fait fur le champvaloir cent deux, au moyen de lempreintequon y appofe en fon nom ; ceft dabord ab-folument la même chofe, que sil rendoit poidspour poids, en retenant deux pour cent pourdroit de fabrication. Ainfi, la plus jufte idée

quon