DlEs Finances ne .
Enfin, l’expérience eft ici d’accord avec leraifonneraent. Depuis 1726 jufques àb bénéfice du Souverain en France, a été ,comme on l’a vu, beaucoup plus confidéra-ble qu’il n’eft aujourd’hui; & pendant cet in-tervalle , il n’eft pas moins entré dans leRoyaume de grandes fommes d’or & d’ar-gent, dont on a fait la converlîon en mon»noies courantes.
On tomberait dans une autre erreur, ainfique je l’ai annoncé, en prétendant que le bé-néfice du Roi fur la fabrication des monnoies,s’oppofe à leur exportation. Que la France, eneffet, devint débitrice des autres nations, elleferoit forcée de s’acquitter avec de l’or oude l’argent: & les efpeces nationales forti-roient, n’importe le prix auquel le Souverainaurait acheté les métaux employés à leurfabrication ; car il eft impoffible aux nationsd’acheter, de devoir & de ne pas payer.
Ainfi, le bénéfice que le Souverain fait erjFrance fur la fabrication des monnoies, nefsuroit ni emypêcher l’intraduction de l’or