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1 (1861)
Entstehung
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381
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en flanelle rayée; son visage était dune pâleur mala-dive, son œil grand et sérieux, et elle me demandadune voix tremblante dinquiétude, et pourtant cu-rieuse, si ce nétait pas VOcéan ?...

Je demeurai bien avant de la nuit au bord de la mer,à pleurer. Je nai pas honte de ces larmes. Achille aussipleura sur le rivage, et sa mère, la déesse aux piedsdargent, fut obligée de sélever du milieu des flots pourle consoler. Moi aussi, jai entendu dans londe une voix,mais moins consolatrice, plus excitante, et pourtant sageau fond. Car la mer sait tout : les étoiles lui confientpendant la nuit les mystères les plus cachés du ciel ;dans ses profondeurs, gisent avec les empires fabuleuxengloutis, les vieilles traditions disparues de la terre ;elle colle à tous les rivages les mille oreilles curieuses deses vagues, et les fleuves qui accourent à elle, lui ap-portent toutes les nouvelles quils ont entendues dansles profondeurs éloignées des continents, ou recueilliesdu babillage des petits ruisseaux et des sources desmontagnes... Mais si la mer vous révèle ses secrets, etvous murmure dans le cœur la grande parole rédemp-trice de lunivers, alors, adieu repos ! adieu les paisiblesrêveries ! adieu les nouvelles et les comédies que javaisdéjà si joliment commencées, et que je ne termineraipas de si tôt maintenant !

Les couleurs dor de lange .se sont depuis ce tempspresque entièrement desséchées sur ma palette, et ilnest resté de liquide quun rouge cru qui ressemble à