REISEBILDER.
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nent laides et vénéneuses, elles rampent à terre commedes serpents, leur odeur seule est malsaine, engourdis-sante, mortelle.
— Oh ! tu n’as pas besoin de nous dérouler davantagetes paraboles bibliques, cria le gros Dricksen, en avalantun grand verre de genièvre de Schiedam. Toi, petitSimson, tu es une fleur pieuse qui aspire sous le soleilde Dieu les saints rayons de la vertu et de l’amour,avec une telle ivresse, que ton âme prend les couleursde l’arc-en-ciel, pendant que la nôtre, détournée deDieu , languit laide et décolorée, si même elle n’exhalepas des miasmes pestilentiels.
J’ai vu une fois à Francfort, dit le petit Simson, unemontre qui ne croyait pas à un horloger ; elle était enétain doré, et allait fort mal.
Dricksen devint rouge de colère, et répliqua: « Je nesais pas de quel métal je suis fabriqué, mais ma rapièren’est pas d’étain doré. » Et de ce moment il cessa demolester le petit homme.
Comme celui-ci, en dépit de ses faibles petits bras,maniait très-bien les armes, il fut convenu que le jourmême tous les deux se battraient à l’épée. Ils fondirentl’un sur l’autre avec un grand acharnement. Les yeuxnoirs du petit Simson étincelaient dans toute leur gran-deur, et faisaient un contraste d’autant plus remarquableavec ses pauvres petits bras décharnés à faire peine,qui sortaient de ses manches retroussées. 11 s’anima de