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1 (1861)
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RE1SEBILDER.

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figures, et pour y feoire. Nos descendants ne verrontplus que des fantômes de cette espèce, en plein jour,pendant que le soleil perce les vitres brillantes, et quedu haut des tours, ce ne seront plus de sombres et tristescloches, mais déclatantes et joyeuses trompettes qui annonceront lheure du dîner.

Mais le souvenir de Jan Steen fut le meilleur ou plutôtle seul bon côté de mon logement à Leyde. Sans cecharme tout idéal, je ny aurais pas tenu pendant dixjours. Lextérieur de la maison était malheureux,pitoyable et maussade, tout à fait contraire aux habi-tudes hollandaises. Cette habitation noire et tout ébré-chée était plantée tout près de leau, et quand on pas-sait de lautre côté du canal, on croyait voir une vieillesorcière se regarder dans un miroir magique. Sur letoit, se tenaient toujours quelques cigognes, comme surtous les toits hollandais. Près de moi logeait la vachedont je buvais le lait le matin, et sous ma fenêtre étaitun poulailler. Mes voisines emplumées pondaient debons œufs; mais comme il me fallait toujours entendre,avant quelles les missent au jour, un long caquetagequi était comme lennuyeuse préface de ces œufs, celame gâtait passablement le plaisir que javais à les man-ger. Au nombre des désagréments particuliers à mademeure, je comptais surtoutdeux incommodités fâ-cheuses : lune était un raclement de violon dont onaffligeait mes oreilles pendant le jour, et lautre les-