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1 (1861)
Entstehung
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A Leyde, je fréquentai beaucoup le petit Simson, etil sera souvent question de lui dans ces mémoires. Aprèslui, je voyais très-souvent un autre de mes commen-saux, le jeune Van Mœulen, et je pouvais observer sonbeau visage pendant des heures entières en pensant à sasœur, que je navais jamais vue, et dont je ne savais rien,sinon quelle était la plus belle femme du Waterland.Van Mœulen était aussi une belle tête dhomme, unApollon de marbre, mais plutôt de fromage. Cétait leHollandais le plus accompli que jaie jamais vu; un mé-lange singulier de courage et de flegme. Un jour que,dans un café, il avait tellement irrité un Irlandais, quecelui-ci tira un pistolet de sa poche, lajusta, et au lieude le toucher, abattit seulement la pipe de terre quilavait à la bouche, la figure de Van Mœulen resta aussiimpassible quun fromage, et il dit du ton le plus calme,le plus indifférent : J an , e nue piep ! Jear., une pipeneuve !Son sourire me faisait éprouver une sensationsinistre, car il montrait alors une rangée de toutes pe-tites dents blanches qui ressemblait à des arêtes de