Mais ce ne fut pas seulement à Amsterdam que lesdieux voulurent bien prendre la peine de détruire monpréjugé contre les blondes. J’eus aussi le bonheur derectifier dans le reste de la Hollande mes précédenteserreurs. Je ne veux pourtant pas avantager les Hollan-daises aux dépens des femmes des autres pays. Me pré-serve le ciel d’une telle injustice, qui de ma part seraiten même temps la plus grande ingratitude. Chaque paysa sa cuisine et ses jolies femmes à soi, et, à cet égard,tout est affaire de goût. L’un aime les poulets rôtis,l’autre les canards rôtis ; pour moi, j’aime les pouletsrôtis et les canards rôtis, et de plus les oies rôties. Con-sidérées sous un haut point de vue philosophique, lesfemmes ont toujours une certaine affinité avec la cuisinenationale. Les belles Anglaises ne sont-elles pas saines,substantielles, solides, consistantes, sans apprêt, etpourtant excellentes tout à fait comme le bon et simpleordinaire de la vieille Angleterre : rostbeaf, rôti demouton, pudding au cognac flamboyant, légumes cuitsà l’eau, avec deux sauces, dont l’une consiste en beurrel. 19
Einzelbild herunterladen
verfügbare Breiten