Druckschrift 
1 (1861)
Entstehung
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Mais ce ne fut pas seulement à Amsterdam que lesdieux voulurent bien prendre la peine de détruire monpréjugé contre les blondes. Jeus aussi le bonheur derectifier dans le reste de la Hollande mes précédenteserreurs. Je ne veux pourtant pas avantager les Hollan-daises aux dépens des femmes des autres pays. Me pré-serve le ciel dune telle injustice, qui de ma part seraiten même temps la plus grande ingratitude. Chaque paysa sa cuisine et ses jolies femmes à soi, et, à cet égard,tout est affaire de goût. Lun aime les poulets rôtis,lautre les canards rôtis ; pour moi, jaime les pouletsrôtis et les canards rôtis, et de plus les oies rôties. Con-sidérées sous un haut point de vue philosophique, lesfemmes ont toujours une certaine affinité avec la cuisinenationale. Les belles Anglaises ne sont-elles pas saines,substantielles, solides, consistantes, sans apprêt, etpourtant excellentes tout à fait comme le bon et simpleordinaire de la vieille Angleterre : rostbeaf, rôti demouton, pudding au cognac flamboyant, légumes cuitsà leau, avec deux sauces, dont lune consiste en beurrel. 19