REISF.BILDEH.
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eaux, qui étincelaient comme des diamants. Çà et là surle rivage, s’élevait un grand aloès qui étendait sentimen-talement ses bras vers le ciel azuré. Il y avait aussi unsaule pleureur dont les branches se relevaient chaquefois que les vagues arrivaient, de sorte qu’il avait l’aird’une jeune ondine qui relève ses tresses vertes pourmieux entendre ce que les zéphirs amoureux lui chu-chotent à l’oreille. En effet, on entendait quelquefoiscomme des soupirs et comme un tendre babillage. Lamer rayonnait toujours avec plus d’éclat et de plus vivescouleurs; les flots murmuraient des accents toujoursplus harmonieux et sur ces flots rayonnants et murmu-rants, marchait le saint Albert, tout à fait tel que jel’avais vu dans la cathédrale de Gnesen, avec sa crossed’argent dans sa main d’argent, sa mitre d’argent sur satête d’argent, et il me fit signe de la tête, et enfin quandil fut en face de moi, il me dit avec une fine voix ar-gentine...
Les paroles, le bruit des flots m’empêcha de les en-tendre. Mais je crois que mon rival, l’homme d’argent,s’est moqué de moi. Car je demeurai longtemps sur lerivage jusqu’à ce que s’étendît le crépuscule du soir, etque le ciel et la mer devinssent sombres et décolorés ettristes au delà de toute mesure. Le flux montait; aloèset saule craquèrent et furent emportés par les vaguesqui s’enfuyaient quelquefois précipitamment, puis reve-naient gonflées avec d’autant plus de furie, grondantes,tonnantes en demi-cercles écumanls. Puis j’entendis
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