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1 (1861)
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REISF.BILDEH.

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eaux, qui étincelaient comme des diamants. Çà et surle rivage, sélevait un grand aloès qui étendait sentimen-talement ses bras vers le ciel azuré. Il y avait aussi unsaule pleureur dont les branches se relevaient chaquefois que les vagues arrivaient, de sorte quil avait lairdune jeune ondine qui relève ses tresses vertes pourmieux entendre ce que les zéphirs amoureux lui chu-chotent à loreille. En effet, on entendait quelquefoiscomme des soupirs et comme un tendre babillage. Lamer rayonnait toujours avec plus déclat et de plus vivescouleurs; les flots murmuraient des accents toujoursplus harmonieux et sur ces flots rayonnants et murmu-rants, marchait le saint Albert, tout à fait tel que jelavais vu dans la cathédrale de Gnesen, avec sa crossedargent dans sa main dargent, sa mitre dargent sur satête dargent, et il me fit signe de la tête, et enfin quandil fut en face de moi, il me dit avec une fine voix ar-gentine...

Les paroles, le bruit des flots mempêcha de les en-tendre. Mais je crois que mon rival, lhomme dargent,sest moqué de moi. Car je demeurai longtemps sur lerivage jusquà ce que sétendît le crépuscule du soir, etque le ciel et la mer devinssent sombres et décolorés ettristes au delà de toute mesure. Le flux montait; aloèset saule craquèrent et furent emportés par les vaguesqui senfuyaient quelquefois précipitamment, puis reve-naient gonflées avec dautant plus de furie, grondantes,tonnantes en demi-cercles écumanls. Puis jentendis

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