SCHNABEIÆWOPSKI
fragment
• -c-Qo-
I
Mon père s’appelait Schnabelewopski, ma mèreSchnabelewopska. Je suis né fils légitime de tous lesdeux, le 1 er avril 1805 à Schnabelewops. Ma grand-tante , la vieille dame de Pipitzka, eut soin de ma pre-mière enfance, et me raconta beaucoup de beauxcontes, et m’endormit souvent en chantant une chansondont les paroles et la mélodie m’échappent, Mais jen’oublie pas la manière mystérieuse avec laquelle ellebalançait sa tête tremblotante quand elle la chantait, etquel air de mélancolie avait alors sa grande et uniquedent, solitaire dans le désert de sa bouche. Je me sou-viens quelquefois encore aussi du perroquet dont ellepleura si amèrement la mort. Ma vieille grand’tante estmorte aussi maintenant, et je suis le seul homme dansl’univers qui pense encore à son perroquet chéri. Notre