RE1SEËILDEH.
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La source de ce mal est la dette, the national debt,ou, comme dit Cobbett, the king's debt. Cobbett re-marque en effet avec raison que, pendant qu’on faitprécéder du nom du roi le nom de toutes les institutions,par exemple, the. king's anny, the king's navy, theking's courts, the king’s prisons, etc., la dette, qui pro-vient pourtant de toutes ces institutions, n’est jamaisappelée king’s debt, la dette royale, et que c’est la seulechose qu’on ait fait à la nation l’honneur de baptiser deson nom.
Le plus grand des maux est donc la dette : elle a pour-tant cet effet que l’État anglais se maintient, et quemême ses diables les plus méchants ne veulent pas saruine; mais elle a fait aussi de toute l’Angleterre ungrand treadmill (moulin à pied) où le peuple est obligéde travailler jour et nuit pour entretenir ses créanciers,au point que l’Angleterre vieillit et grisonne de soucis,et oublie toutes les folles joies de la jeunesse; que l’An-gleterre, ainsi que cela arrive aux gens fortement en-dettés, est affaissée jusqu’à la plus stupide résignation,et ne sait quel parti prendre, quoiqu’il y ait à la Tour deLondres neuf cent mille fusils et autant de sabres et debaïonnettes.