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1 (1861)
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ŒUVRES DE HENRI HEINE.

au moins subsister, même au prix des plus détestablesmoyens. C'est, vois-tu, le fâcheux effet dune dette.Cette révélation de mon ami de Bedlam expliqueraitpeut-être le dernier changement du ministère anglais.Ils ont succomber, les amis de Canning, que jenomme les bons esprits de lAngleterre, parce que leursadversaires sont ses démons. Ceux-ci, le sot diable Wel-lington à leur tête, poussent maintenant leur cri de vic-toire. Que personne ninsulte le pauvre George, il lui afallu céder aux circonstances. On ne peut nier quaprèsla mort de Canning, les whigs nétaient pas en état demaintenir la tranquillité en Angleterre, car les mesuresquils avaient à prendre dans ce but étaient traverséespar les torys. Le roi, auquel le maintien de la tranquil-lité publique, cest-à-dire de son trône, paraît la chosela plus importante, a remettre en conséquence auxtorys ladministration de lÉtat. Et cest maintenantquils vont recommencer à administrer pour le bien deleur propre bourse, tous les fruits du travail du peuple;ces gouvernants accapareurs vont hausser le prix deleurs grains ; John Bull va souffrir la faim à en maigrir,et finira par se vendre, corps et âme, à ces hauts etpuissants seigneurs, pour un morceau de pain; ils lat-tacheront à leur charrue et le fouetteront; il ne lui seramême pas permis de gronder, car dun côté le duc deWellington le menace avec son sabre, et de lautre lar-chevêque de Cantorbery le frappera de la Bible sur latête,.., et lordre régnera en Angleterre.