!
REISEBILDEIl.
261
in,
«lu l
*!¥•kk-uns !msi- 1ta»Hte
’itü
ciiàj
«;«»'
Uflt !
0r
&&*
Vf*
fl*
<#*r ,
une plus riche moisson de rire et de surprise. Notreamour des voyages, notre envie de voir des pays étran-gers, surtout comme nous éprouvons ces envies dans lajeunesse, naissent principalement de cette attente malfondée de contrastes extraordinaires, de ce plaisir fan-tasque de mascarades où nous imaginons les hommes etles idées de notre patrie dans ces pays étrangers, et oùnous déguisons ainsi nos meilleurs amis sous des cos-tumes et des mœurs exotiques. Si nous pensons parexemple aux Hottentots, ce sont les dames de notreville natale qui, peintes en noir et avec un supplémentpostérieur, dansent dans notre imagination, pendantque nos jeunes beaux esprits grimpent, avec toute l’agi-lité de sauvages, sur les palmiers. Pensons-nous auxhabitants du pôle nord, nous y voyons encore toutesfigures connues ; notre tante court sur la glace dans sontraîneau attelé de chiens, M. le corecteur est couché sursa peau d’ours, et déguste tranquillement son huile dumatin, madame la receveuse de l’accise, madame l’in-spectrice , et madame la conseillère d’infibulation sontaccroupies ensemble et mâchent des chandelles, etc.Mais arrivons-nous réellement dans ces pays, nousvoyons bientôt que les hommes n’y font qu’un avec lesmœurs et les costumes, que les figures s’y accordentavec les pensées, et les habits avec les besoins, et mêmeque les plantes, les animaux, les hommes et le pays yforment un ensemble harmonieux.
i.
15.