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1 (1861)
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241
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pavane. Mais qu’importe à un Anglais libre la comédiede la cour do Saint-James! Gela ne le gêne en rien,après tout, et personne ne lui défend de jouer aussi cettemême comédie chez lui, d’y faire agenouiller devant luises domestiques, de s’amuser avec la jarretière de sacuisinière... Honny soit qui mal y pense.

« Pour les Allemands, ceux-là n’ont besoin de liberténi d’égalité. C’est un peuple spéculatif, idéologue, pen-seur, rêveur, qui ne vit que dans le passé et dans l’ave-nir, et n’a pas de présent. Les Anglais et les Françaisont un présent ; chez eux chaque jour a son combat, sarésistance et son histoire. L’Allemand n’a rien pour quoiil dût combattre ; et comme il commençait à soup-çonner qu’il pouvait pourtant y avoir des choses dont lapossession serait désirable, ses philosophes lui ont sa-gement appris à douter de l’existence de ces choses. Onne peut nier que les Allemands n’aiment aussi la liberté;mais c’est différemment des autres peuples. L’Anglaisaime laliberté comme sa femme légitime ; il la possède,etquoiqu’il ne la traite pas avec une tendresse particulière,il sait pourtant au besoin la défendre comme un homme,et malheur à l’habit rouge qui pénètre dans le sanctuairede sa chambre à coucher, qu’il soit galant ou sergent. LeFrançais aime la liberté comme la fiancée de son choix;il brûle pour elle, il s’enflamme, il se jette à ses piedsavec les protestations les plus exagérées, il se bat pourelle à mort, et pour elle il fait mille folies. L’Allemandaime la liberté comme il aime sa vieille grand’mère. »

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