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1 (1861)
Entstehung
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XVI

Madame, vous désirez que je vous décrive la tour-nure de la petite Véronique; mais je ne veux pas. Vous,madame, on ne peut pas vous forcer de lire dans ce livre«une ligne de plus que vous ne voulez; moi, de moncôté, jai le droit de nécrire que ce qui me plaît. Il meplaît donc de vous décrire en ce moment la belle mainque jai baisée dans le précédent chapitre.

Avant tout, je dois en convenir, je nétais pas dignede baiser cette main. Cétait une belle main, si tendre,si transparente, si éclatante, si douce, si parfumée, sisoyeuse, si veloutée... En vérité, jai envie denvoyerchez lapothicaire chercher pour dix sous dépithètes.

Au doigt du milieu, était un anneau avec une perle...Je nai jamais vu perle jouer un si misérable rôle ! Alannulaire, elle avait un anneau avec une antique bleuesur laquelle jai étudié larchéologie pendant des heuresentières. A lindex elle portait un diamant; cétait untalisman : tant que je le voyais, jétais heureux, caril était était aussi le doigt, conjointement avec ses quatrecollègues. Et souvent avec les cinq doigts elle me frap-

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