XV
En arrivant à Godesberg, je m’assis aux pieds de mabelle amie, et près de moi se coucha son grand chienbrun; et tous deux, nous regardions dans ses yeux.
Grand Dieu ! dans ces yeux se trouvaient toute la félicitéde la terre et un ciel tout entier. J’aurais pu mourir debonheur en contemplant ces yeux, et si j’étais mortdans ce moment, mon âme se serait envolée droit sousses paupières. Non, je ne puis décrire ces yeux ! Je veuxfaire venir de la maison des fous un poète dont la têtes’est dérangée par amour, afin qu’il me cherche dansl’abîme de sa folie une image à laquelle je puisse com-parer ces yeux... Soit dit entre nous, je suis moi-mêmeassez fou pour n’avoir pas besoin d’aide en cette affaire.
Godd—m ! quand elle vous regarde, disait un jourun Anglais, ainsi tranquillement du haut en bas, sesregards feraient fondre les boutons de cuivre de l’habitet le cœur tout ensemble.
F—e ! disait un officier français, ce sont des yeux duplus gros calibre, qui vous lancent des regards de trente-six; et quand cela vous touche, crac! vous tombez