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C’était par un clair et froid jour d’automne. Un jeunehomme, ayant l’aspect d’un étudiant, se promenait len-tement dans les allées du jardin de la cour à Dusseldorf.Quelquefois, comme par humeur enfantine, il repoussaitdu pied les feuilles roulées qui couvraient le sol ; maisd’autres fois il levait douloureusement les yeux vers lesbranches desséchées des arbres qui soutenaient encorequelques petites feuilles jaunies. Cette vue lui rappelaitles paroles de Glaucus :
Comme les feuilles dans les bois, ainsi vont les races des hommes ;
Le vent jette à terre et dessèche les feuilles, et au printemps
Il vient d’autres feuilles, d’autres bourgeons;
Ainsi la race humaine! celui-là vient, l’autre passe.
En des jours écoulés le jeune homme avait levé sesregards sur ces arbres avec d’autres pensées : c’étaitalors un petit garçon, cherchant des nids d’oiseaux etdes hannetons, qui lui plaisaient fort lorsqu’ils bourdon-naient et se réjouissaient de cette belle vie, contentsd’une savoureuse feuille verte, d’une goutte de rosée,
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