REISEBILDER.
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le sort de ce petit cheval. L’empereur se penchait né-gligemment sur sa selle, presque sans tenue; d’une mainil tenait sa bride élevée, de l'autre il frappait amicale-ment le cou du petit cheval... C’était une main demarbre qui éclatait au soleil, une main puissante, unede ces deux mains qui avaient dompté l’anarchie, lemonstre aux mille têtes, et réglé le duel des peuples; etelle frappait bonnement le cou de ce cheval. Sa figureavait aussi cette couleur que nous trouvons dans lestêtes de marbre des statues grecques et romaines; lestraits étaient noblement réguliers comme ces figuresantiques, et dans ses traits on lisait: « Tu n’auras pasd’autre Dieu que moi. » Un sourire qui échauffait etdonnait le calme voltigeait sur ses lèvres, et cependanton savait que ces lèvres n’avaient qu’à siffler, et laprusse n’existait plus. Elles n’avaient qu’à siffler ceslèvres, et le Vatican s’écroulait. Elles n’avaient qu’àsiffler, et tout le saint empire romain entrait en danse.Et ces lèvres souriaient, et l’œil souriait aussi. C’était unœil clair comme le ciel, il pouvait lire dans le cœur deshommes; il voyait rapidement, d’un regard, toutes leschoses de ce monde, tandis que nous, nous ne les voyonsque l’une après l’autre, et que souvent nous n’en aper-cevons que les ombres colorées. Le front n’était pasaussi serein : là planait le génie des batailles; là se ras-semblaient ces pensées aux bottes de sept lieues, aveclesquelles 1e génie de l’empereur traversait le monde,et je crois que chacune de ces pensées eût fourni à un
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