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cacheter, ou bien... Bref, en des temps pareils, on nepeut se pousser bien loin dans la géographie.
On est en meilleure position relativement à l’histoirenaturelle. Il ne peut arriver là autant de changements;d’ailleurs il y a des gravures bien précises de singes,cangourous, zèbres, rhinocéros, etc., etc. Comme cessortes d’images me sont restées dans la mémoire, ilarriva très-souvent par la suite que beaucoup d’hommesm’ont, à la première vue, semblé de vieilles connais-sances.
La mythologie alla bien aussi. J’avais beaucoup deplaisir à connaître ces beaux dieux tout nus, qui gou-vernaient si joyeusement le monde. Je ne crois pas quejamais dans l’ancienne Rome un écolier ait su par cœurmieux que moi les principaux articles de son caté-chisme, les amours de Vénus, par exemple. Pour parlerfranchement, puisque nous devions apprendre par cœurles anciens dieux, nous aurions aussi dû les conserver,et nous n’avons peut-être pas trouvé grand avantage ànos dieux modernes, tristes et ennuyeux. Peut-être cettemythologie n’était-elle pas au fond aussi immoralequ’on a affecté de le dire. Par exemple, c’est une idéefort décente d’Homère d’avoir pourvu d’un mari cetteVénus qui eut tant d’adorateurs.
Mais je me trouvai tout à fait bien dans la classe defrançais de l’abbé d’Aulnoi, émigré français qui avaitécrit une foule de grammaires et portait une perruquerouge, et qui se démenait d’une façon toute comique
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