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1 (1861)
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REISEB1LDER.

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peuvent être vrais, puisque le baron Stürmer, l’un destrois comparses de la grande tragédie, l’a constaté;mais je ne vois pas, môme dans ce cas, ce qu’on prou-verait par là, si ce n’est que sir Hudson Lowe n’étaitpas le seul gredin à Sainte-Hélène. C’est avec des res-sources de cette espèce et de pitoyables suggestions queWalter Scott traite l’histoire de la détention de Napo-léon, et il s’efforce de nous persuader que l’ex-empe-reur, c’est ainsi que le nomme l’ex-poëte, ne pouvaitrien faire de plus sensé, que de se livrer aux Anglais,quoiqu’il ait dû prévoir sa déportation à Sainte-Hélène;qu'ensuite il y a été traité d’une façon toute charmante,parce qu’il avait à manger et à boire à souhait, etqu’enfin il est mort frais et dispos, et en bon chrétien,d’un cancer à l’estomac.

Walter Scott, en faisant ainsi prévoir à l’empereurjusqu’où s’étendrait la générosité des Anglais, jusqu’àSainte-Hélène, le justifie du reproche vulgaire de s’êtrelaissé tellement exalter par la sublimité tragique de sonmalheur, qu’il prit les Anglais civilisés pour des bar-bares Perses, et les cuisines de beefsteaks de Saint-James pour le foyer d’un grand roi, et fît ainsi une sot-tise héroïque. Walter Scott fait en même temps del’empereur le plus grand poète qui ait jamais existé,quand, il nous insinue très-sérieusement que tous cesécrits mémorables qui rapportent ses souffrances àSainte-Hélène ont été, tous et sans exception, dictés parlui même.