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Oï U V RK S DE HENRI HEINE.
glisser encore dans la main quelque petit pour-boire.
Les Anglais n’avaient fait que tuer Napoléon, maisWalter Scott l’a vendu. C’est un véritable tour d’Ecos-sais, un tour de pur caractère national, et l’on voit quela cupidité écossaise est toujours la même vieille et sor-dide cupidité, et qu’elle n’a pas changé depuis la jour-née de Naseby où, pour la somme de quatre cent millelivres sterling, les Écossais vendirent à ses bourreauxanglais leur propre roi, qui s’était fié à leur protection.Ce roi est le même Charles Stuart que chantent aujour-d’hui si magnifiquement les bardes de la Calédonie.L’Anglais tue, mais l’Écossais vend et chante.
Le ministère anglais a ouvert dans ce but, à son avo-cat, les archives du foreing-ojfice , et celui-ci a con-sciencieusement utilisé, dans le neuvième volume deson ouvrage, les actes qui pouvaient jeter un jour favo-rable sur son parti, et une ombre fâcheuse sur lesadversaires de ses clients. Aussi ce neuvième volume,quoiqu’il ne le cède nullement aux précédents, en plati-tude artistique, acquiert cependant un certain intérêt:on s’attend à des pièces importantes, et comme on n’entrouve aucune, c’est une preuve qu’il n’y en avait pasqui parlât en faveur du ministère anglais, et ce contenunégatif du livre est un résultat important.
Tout le butin que fournissent les archives anglaises seborne à quelques communications assez peu croyablesdu très-honorable sir Hudson Lowe et de ses mirmidons.Je ne veux point examiner le fond de ces rapports; ils