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1 (1861)
Entstehung
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137
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qu’on les veut appliquer à un usage indigne. Nous ou-vrons sac par sac le nouvel envoi de Walter Scotl, etvoyez ! au lieu de bonnes petites pièces scintillantes etgaies, nous ne trouvons plus rien que poussière et tou-jours poussière. Il a été puni par les fées du Parnasse,par les muses, qui, ainsi que toutes les femmes au noblecœur, sont napoléonistes passionnées, et sont double-ment révoltées par l’abus de ces trésors d’esprit, dontelles avaient fait don au grànd poète.

Le mérite et la tendance de l'œuvre de Scott ont étéappréciés dans tous les journaux de l’Europe. Ce nefurent pas seulement les Français indignés, mais aussiles compatriotes consternés de l’auteur qui ont prononcésur lui la sentence de condamnation. Les Allemands ontdû aussi s’associer à ce mécontentement. Le Utterat-ur-Blatt de Stultgard a parlé avec un feu d’indignation malcontenu , les Annales de Critique scientifique de Berlinse sont exprimées avec un calme froid, et le critique,auquel ce calme coûtait d’autant moins que le héros dulivre lui doit être moins cher, caractérise l’ouvrage dancet excellent passage :

« Il n’y a dans ce récit ni fond, ni couleur, ni ordre,ni vivacité. Ce puissant sujet, perdu dans une confusion,non pas profonde, mais toute superficielle, se traînemollement incertain, indécis et sans relief du caractèrequi lui est propre. Aucun événement n’apparaît avec saphysionomie particulière; on n’aperçoit nulle part lespoints culminants, aucun fait n'est clair et ne ressort1.

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