REISEBILUER.
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salle de réunion de l’hôtel des bains, et qu’ils y contem-plent le commerce entre les messieurs et les dames, cetéchange de regards assez intelligibles et de grimaces desecrète convoitise, la danse dévergondée, la cupiditédes joueurs, les succulents dîners, etc., etc.; alors ilest immanquable qu’un parqil aspect n’allume dans ceshommes des instincts fatals, et n’amène des consé-quences fâcheuses. Et celles-ci ne sont nullement com-pensées par les profits pécuniaires que leur procurel’établissement thermal; car l’argent qu’ils gagnent nesuffit pas pour satisfaire les nouveaux besoins qui s’in-troduisent chez eux. Voilà ce qui fait naître dans leurexistence un trouble profond, une excitation pernicieuseet une grande douleur. Lorsque j’étais encore petit gar-çon, je sentais toujours de brûlants désirs quand jevoyais passer devant moi des marmitons qui portaient,sur des plateaux découverts, de belles et séduisantestartes qui ne m’étaient pas destinées ; plus tard, lemême sentiment m’aiguillonnait, quand je voyais sepromener devant moi de charmantes dames décolletéescomme des déesses de l’Olympe; et, en cé moment, jepense que nos pauvres insulaires, qui vivent encoredans un état d’enfance , ont souvent ici l’occasiond’éprouver de semblables sensations: de sorte qu’ilserait désirable que les propriétaires des belles tourteset des belles dames les couvrissent un peu plus soigneu-sement, quand ils les exposent aux regards de l’inno-cente multitude. Tant de friandises découvertes, dont