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1 (1861)
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fille, prends tes aises et monte lescalier de bois pourregarder le calice de mon cœur épanoui.

Nous sommes encore au matin ; le soleil a parcouru àpeine la moitié de sa carrière, et les parfums de moncœur sont si énergiques quils me montent à la tête envapeurs enivrantes, et je ne sais cesser lironie etle ciel commence. Je peuple lair de mes soupirs, et jevoudrais me dissoudre en délicieux atomes, me perdredans-la divinité incréée... Mais quanivera-t-il quandviendra la nuit et que les étoiles se montreront dans leciel, les étoilés infortunées qui peuvent te dire...

Cest le premier mai ; le plus misérable courtaud deboutique a aujourdhui le droit dêtre sentimental, et cedroit, tu voudrais le refuser au poète !

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