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1 (1861)
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87
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REISEHILDF.n.

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l’Ilse est une princesse qui descend avec le rire et lafraîcheur de la jeunesse les pentes de la montagne.Comme sa blanche robe d’écume éclate au soleil !comme les rubans argentés de son sein voltigent au grédu vent ! comme ses diamants étincellent ! Les grandshêtres sont debout, près d’elle, comme des pères sérieuxqui sourient intérieurement aux espiègleries de l’aimableenfant ; les bouleaux blanchâtres se balancent avec lasatisfaction de bonnes tantes qui redoutent pourtant lessauts périlleux ; le chêne orgueilleux regarde tous cesjeux comme un oncle chagrin qui doit payer les frais dela partie de campagne; les petits oiseaux de l’air ap-plaudissent en chants joyeux, et les fleurs du rivagemurmurent tendrement:—Oh! emmène-nous, emmène-nous avec toi, bonne petite sœur!... Mais la folâtrejeune fdle s’éloigne en sautant sans relâche, et, toutd’un coup, elle s’empare du poète rêveur, et il pleut surmoi une cascade de rayons sonores et de sons étince-lants, et ma raison s’égare devant toute cette magni-ficence, et je n’entends plus que cette douce voixtlùtée :

Je sais la princesse lise,

Et j'habite la roche'Ilsenslein.

Viens avec moi dans mon château,

Nous y serons heureux.

Je veux guérir ta tèteAvec mes vagues transparentes.

Tu oublieras tes chagrins,

Pauvre garçon malade de souciai